Mot du maire

 

Il était une fois …

Il était une fois un jeune homme et une jeune femme qui venaient tout juste de se marier et qui recherchaient le «Paradis terrestre». Ils savaient bien sûr que cela n'existait pas mais, pour faire une bonne blague à son grand-père qu'elle aimait tendrement, la jeune femme décida de lui poser quelques questions sur la recherche d'un endroit idyllique, sous le regard amusé de son complice.

«Dis-moi, grand-père, je voudrais m'établir dans un endroit où j'aurais à proximité une panoplie de services comme une pharmacie, un hôpital, une bibliothèque, un centre commercial, et un magasin d'alimentation». Le grand-père sourit. La réponse était facile, toutes les grandes villes pouvaient lui procurer tout cela.

Mais alors qu'il s'apprêtait à répondre, la jeune femme ajouta «à moins de vingt minutes de route et sans les embouteillages». La situation devenait plus compliquée, cependant le grand-père songea aux banlieues des grandes villes. Malicieusement, sa petite-fille en demandait plus : «et une école non loin de chez nous, un environnement sécuritaire pour les enfants que nous aurons et même un parc où ils pourront s'amuser».  

Pendant que le grand-père réfléchissait pour trouver l'endroit de son rêve, sa petite-fille renchérit pour tenter de le déstabiliser complètement : «comme nous adorons la nature, il nous faudrait avoir accès aux alentours à des sentiers pédestres avec une rivière limpide coulant près du sentier, des poissons, des animaux comme des chevreuils et des lièvres, et des oiseaux, beaucoup d'oiseaux». Elle riait aux éclats sachant très bien que cet endroit ne pouvait exister.  

Le grand-père tentait toujours de trouver des réponses pour satisfaire aux exigences irréalistes de sa petite-fille. Il pensait qu'un tel endroit avait dû exister il y a longtemps, à une autre époque, mais aujourd'hui la réalité était surtout les embouteillages, la pollution, le bruit, la violence, l'insécurité... De grandes larmes inondèrent le visage du pauvre grand-père qui tout à coup réalisait le monde que sa génération avait légué à sa descendance.

La jeune femme émue se tournant vers son jeune mari, vit sur son visage s'épanouir un large sourire. Il lui dit «tu sais ma chérie, ce havre de paix existe, il s'appelle KINNEAR'S MILLS».  Et depuis ce temps, ils s'y établirent pour fonder leur famille et y vivre heureux parce que la municipalité leur offrait tous les attraits qui comblaient leurs désirs.

Paul Vachon
Maire

Rapport du maire aux contribuables

(en vertu de l'article 955 du Code municipal)

Rapport du maire 2016 (222 Ko)
Rapport du maire 2017 (131 Ko)